dimanche 29 janvier 2012

The Black Keys / : Le 25 Janvier 2012

Pas facile, facile de s'accomplir comme fanatique solitaire des ...BLACK KEYS!!! Je n'imagine même pas à quel point un concert de Brit Brit doit être terrifiant! J'arrive donc seule et bien en avance pour me faufiler parmi les privilégiés des premiers rangs, non sans agacer quelques individus peu partageurs... Je m'interroge d'abord sur ma présence anticipée. Je me divertis de diverses manières peu concluantes. Je lance quelques regards intimidés sur la foule qui m'encercle en se densifiant. C'est long... La première partie débute et aïe, je n'ai pas trouvé le nom des 5 musiciens qui remplissent, dans une configuration, tout à fait classique, l'avant de la scène. C'est à ce moment,  défiant l'inertie conventionnelle, qu'un charmant jeune homme me propose de passer devant lui, me servant sur un plateau le très convoité DEUXIEME rang!! M'étant déjà callée au centre et confiant mon manteau à l'occupande de la barrière, légèrment mieux placée que moi, j'atteinds mon objectif. Tou se passe bien, les mélodies sont accrocheuses, le son riche et soigné. La guitare mélodique et la bass maintiennent mon attention altérée par une batterie fade. De plus, mon oreille mal réglée ne distingue pas la participation du clavier pourtant bien équipé. Mais ce qui me surprend davantage est de sentir la rythmique et la mélodie du chant sans être touchée. Malgré la jolie voix sexy du jeune homme, qui gère également la guitare rythmique, ce qu'il chante est quelconque. Je préfère me concenter sur le son rock des autres instruments à corde et arrêter de l'imaginer sur un fond sonore pop ou soul. Quelques belles parties orchestrales et harmonies instrumentales et je ne vois pas cette première partie s'éteindre....

Ahhhh ça y est, je suis plus à l'aise dans mon environnement, quelques textos avec "la Merguez" achevant de me décoincer. Je n'avais encore jamais ressenti une telle excitation juvénile, persuadée que le moment qui suit va me transporter. Cette première partie a bien fait son travail et il aura d'ailleurs été grossier de choisir un batterie aussi absente pour faire place à la suivante, éclatante. Rien n'arrête mon enthousiasme et quand la batterie de patrick Carney est installée, recouverte d'un drap, au devant de la scène, en face de moi, mon sourire atteind mes oreilles proches de l'hystérie! Et puis, ils arrivent, tellement simples, tellement proches. Et je suis dans un état proche de ... l'Ohio (non je ne suis pas vraiment redescendue depuis). Ce soir, ils ne sont pas seuls, je distingue un 3e jeune homme qui s'installe au fond pour soutenir le trio infernal : Guitare / Voix / Batterie. Mais quelle batterie! J'en avais conscience mais les mélodies de Dan Auerbach sont si entêtantes qu'il faut les voir en live pour les oublier et n'avoir d'oreilles que pour Patrick. Ses doigts sont blessés, sa chemise trempée, son visage déformé par la concentration et la force de frappe. (Ouhh il doit mettre de terribles fessées sui font bouger la tête en rythme). Je connais toutes les chansons par coeur qui sont interprétées ici avec toute l'âme qu'elles déploient à travers les enceintes. Je suis concentrée sur le rythme de la batterie, subjuguée et les mélodies intrusives me dispersent. Mais je m'en retourne, plus excitée encore, vers le battement des 2 baguettes magiques. Mon euphorie ne descend pas d'un iota de tout le concert. Elle m'apporte la force nécessaire pour maintenir les 2 formes flasques et brunes qui pensent atteindre mon rang par l'intimidation physique. Pfff mon déhanché est intraitable (Bitches)! Mes yeux ne sont pas mal lotis pour une fois. Le décor en jette, sans être surfait. Les couleurs sont belles et mettent sobrement en valeur les protagonistes, le son faisant le reste. 4 écrans géants qui ne sont pas allumés en permanence, tout est bien dosé. Pour le rappel, ces messieurs claquent une boule à facettes sublime, projettant des couleurs chatoyantes. Elle nous emmène frénétiquement vers la deuxième partie et fin de la soirée. Me voilà réconcilée vec le Zénith qui, par 2 fois, m'avait bien déçue : leçon à retenir, il faut être devant pour profiter du son et de la scène. Je n'ai rien à dire de négatif mis à part que Patrick aurait pu me glisser son numéro, nos regards s'étant suffisamment croisés pour installer une certaine intimité. Une heure de vélo réussit à peine à me maîtriser...

 

Posté par Laloumette à 22:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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