Laloumette notes

samedi 11 février 2012

General Elektriks - Maroquinerie 9 Février 2012

C'est dans une salle pleine et face à un show entamé que j'arrive. Du fond de la fosse, je ne vois pas grand chose mais je rentre immédiatement dans le son. J'aperçois à peine le déhanché du bassiste mais cela suffit à me rappeler la folie de Rock en Seine! Sans bien connaître le nouvel album, il est facile de se trémousser sur le rythme funky des morceaux. Le concert est intégralement filmé et nous y participons tous volontiers. Nous avons le grand privilège d'écouter un duo avec Yaël Naïm et David Donatien pour une chanson mielleuse, peu rythmée, sans grand intérêt. Le show reprend avec des tubes de l'ancien album bien stimulants. Des solos frénétiques, des blaguounettes, notre groupe se déchaîne sur la petite scène de la Maroquinerie. Le batteur s'amuse particulièrement taquiné par le clavier qui reprend, après lui, une rythmique en sons synthétiques. La lumière est faite de blocs de couleur vive, modulés assez lentement, avec parfois, des touches blanches trop éblouissantes.  

 

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dimanche 29 janvier 2012

The Black Keys / : Le 25 Janvier 2012

Pas facile, facile de s'accomplir comme fanatique solitaire des ...BLACK KEYS!!! Je n'imagine même pas à quel point un concert de Brit Brit doit être terrifiant! J'arrive donc seule et bien en avance pour me faufiler parmi les privilégiés des premiers rangs, non sans agacer quelques individus peu partageurs... Je m'interroge d'abord sur ma présence anticipée. Je me divertis de diverses manières peu concluantes. Je lance quelques regards intimidés sur la foule qui m'encercle en se densifiant. C'est long... La première partie débute et aïe, je n'ai pas trouvé le nom des 5 musiciens qui remplissent, dans une configuration, tout à fait classique, l'avant de la scène. C'est à ce moment,  défiant l'inertie conventionnelle, qu'un charmant jeune homme me propose de passer devant lui, me servant sur un plateau le très convoité DEUXIEME rang!! M'étant déjà callée au centre et confiant mon manteau à l'occupande de la barrière, légèrment mieux placée que moi, j'atteinds mon objectif. Tou se passe bien, les mélodies sont accrocheuses, le son riche et soigné. La guitare mélodique et la bass maintiennent mon attention altérée par une batterie fade. De plus, mon oreille mal réglée ne distingue pas la participation du clavier pourtant bien équipé. Mais ce qui me surprend davantage est de sentir la rythmique et la mélodie du chant sans être touchée. Malgré la jolie voix sexy du jeune homme, qui gère également la guitare rythmique, ce qu'il chante est quelconque. Je préfère me concenter sur le son rock des autres instruments à corde et arrêter de l'imaginer sur un fond sonore pop ou soul. Quelques belles parties orchestrales et harmonies instrumentales et je ne vois pas cette première partie s'éteindre....

Ahhhh ça y est, je suis plus à l'aise dans mon environnement, quelques textos avec "la Merguez" achevant de me décoincer. Je n'avais encore jamais ressenti une telle excitation juvénile, persuadée que le moment qui suit va me transporter. Cette première partie a bien fait son travail et il aura d'ailleurs été grossier de choisir un batterie aussi absente pour faire place à la suivante, éclatante. Rien n'arrête mon enthousiasme et quand la batterie de patrick Carney est installée, recouverte d'un drap, au devant de la scène, en face de moi, mon sourire atteind mes oreilles proches de l'hystérie! Et puis, ils arrivent, tellement simples, tellement proches. Et je suis dans un état proche de ... l'Ohio (non je ne suis pas vraiment redescendue depuis). Ce soir, ils ne sont pas seuls, je distingue un 3e jeune homme qui s'installe au fond pour soutenir le trio infernal : Guitare / Voix / Batterie. Mais quelle batterie! J'en avais conscience mais les mélodies de Dan Auerbach sont si entêtantes qu'il faut les voir en live pour les oublier et n'avoir d'oreilles que pour Patrick. Ses doigts sont blessés, sa chemise trempée, son visage déformé par la concentration et la force de frappe. (Ouhh il doit mettre de terribles fessées sui font bouger la tête en rythme). Je connais toutes les chansons par coeur qui sont interprétées ici avec toute l'âme qu'elles déploient à travers les enceintes. Je suis concentrée sur le rythme de la batterie, subjuguée et les mélodies intrusives me dispersent. Mais je m'en retourne, plus excitée encore, vers le battement des 2 baguettes magiques. Mon euphorie ne descend pas d'un iota de tout le concert. Elle m'apporte la force nécessaire pour maintenir les 2 formes flasques et brunes qui pensent atteindre mon rang par l'intimidation physique. Pfff mon déhanché est intraitable (Bitches)! Mes yeux ne sont pas mal lotis pour une fois. Le décor en jette, sans être surfait. Les couleurs sont belles et mettent sobrement en valeur les protagonistes, le son faisant le reste. 4 écrans géants qui ne sont pas allumés en permanence, tout est bien dosé. Pour le rappel, ces messieurs claquent une boule à facettes sublime, projettant des couleurs chatoyantes. Elle nous emmène frénétiquement vers la deuxième partie et fin de la soirée. Me voilà réconcilée vec le Zénith qui, par 2 fois, m'avait bien déçue : leçon à retenir, il faut être devant pour profiter du son et de la scène. Je n'ai rien à dire de négatif mis à part que Patrick aurait pu me glisser son numéro, nos regards s'étant suffisamment croisés pour installer une certaine intimité. Une heure de vélo réussit à peine à me maîtriser...

 

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samedi 17 décembre 2011

The Horrors / Cerebral Ballzy :( : Le Grand Mix 10 Décembre 2011

Nous nous sommes d office privees de premiere partie, pour cause de trajet en metro interminable, les vilaines! Mais nous ne nous sommes pas punies de Petrus bien fraiche, servie dans son gobelet consigne en plastique lisse et epais. Ah ce qu on est bien a la maison, punaise!

Bien placee, le manteau tonbe sur la barriere, je suis impatiente de revivre Rock en Seine, dans l intimite de ma salle favorite. Chaque musicien prend place dans la concentration indiquee pour une interpretation passionnee de son repertoire. Chacun semble dans son univers. Enfin surtout le guitariste, le chanteur et le bassiste, respectivement ceux que je peux apprecier de part et d autres des larges epaules de mon voisin de devant, autant accroche a son support que l est ma veste! Je securise donc mon espace restreint, je cale 2, 3 positions qui me permettent de profiter au maximum du spectacle visuel et c est parti pour un planant plongeon dans le rock anglais, nouvelle generation. Faris Badwan tient son micro comme Julian Casablancas, je n ai pas encore entendu 3 notes que je fonds deja comme l adolescente a ma droite qui, elle, hurle son emoi sans pudeur. Mais ce qu il peut etre touchant aussi ce garcon longiligne avec sa grande main qu'il passe delicatement dans sa grande meche. Autant chez lui le brush est etudie, autant chez le guitariste, Joshua Third, les longs cheveux sont laisses au soin de la nature. Tout aussi mignon et talentueux, il laisse une distance professionnelle avec le public. Il est a quelques metres de moi et son visage ne trahit aucune emotion alors que sa gestuelle dit bien le contraire. Il occupe l espace sans choregraphie specifique et avec fougue. Il execute d ailleurs un solo rageur dans une relation quasi charnelle avec son insteument. Il plie sa guitare, l'enfonce sur la scene, lui pince les cordes, la prends dans tous les sens et elle, elle crie dans differents chants sonores auxquels on s accroche. Faris participe aux ebats, stoique, en chatouillant l ampli avec son micro surencherissant l effet distordue de la guitare electrique. Et pendant ce temps, le fringant Tom Cowan, dont le spectacle me demande une distortion moins confortable, sautille et tourne avec sa bass comme cavaliere. Lui aussi est dans son monde, un monde feerique ou l on danse et ou les chemises a motifs sont a la mode... Le chant est grave et profond a la Bowie, il se pose aussi delicatement qu'il se jette furieusement sur les paroles. Le visage de cire, les emotions de son interprete nous atteignent par des grands gestes parfois maladroits. Les morceaux, de segmentation assez classique pour la majorite, sont le prolongement des albums dont ils executent genereusement les favorites, affrontant le surencherissement des "hoogirls". Quelques puissants solos sobrement interpretes viennent bousculer mon confort auditif. Le rock que j aime : romantique et experimental! Mes sentiments pour le batteur et le clavier sont moins detailles car je ne les vous pas. D'un point de vue donc exclusivement auditif, la batterie seche et courte orchestre et eclaircie les 3 instruments du centre alors que le clavier leur apporte la profondeur. Chaque instrument et interprete, dans son role majeur ou mineur, nous offre donc un rock riche et ambilant dans une merveilleuse accoustique. Ce clair obscure sonore est present dans l'image du groupe dont aucun membre ne se ressemble. Chacun des 5 garcons a son style vestimentaire, son aisance. Cette diversite que j attribue egalement a leur musique les definit comme des musiciens affirmes, curieux et ouverts. Et ce n est pas parce qu on fait du rock, qu on a chacun son look qu on ne peut pas faire un groupe smart qui sort un son carre et pas commercial!

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mardi 29 novembre 2011

The Suuns / Neonbirds : La Maroquinnerie 23 Novembre 2011

Bien qu'ils commence avec plus de 3/4 d'heure de retard, pas grand monde pour découvrir Neonbirds, un duo guitare/chant + platine. Un double sentiment s'impose d'emblée, à mi chemin entre le rythme entraînant des morceaux et l'inexpressivité des 2 garçons. Ensuite, les morceaux s'enchaînent et c'est le manque de charisme du chanteur qui amuse. Sa manière d'exprimer la colère lui donne un côté attardé, absent qui m'amuse beaucoup. Cela dit, l'essentiel est qu'il sorte un chant grave, un guitare rock sur un support electro sobre et entêtant, New Wave. Peut être, certaines compositions auraient pu être plus approfondies, plus détaillées mais sans connaître au préalable, j'apprécie tous les morceaux sur lequels je me trémousse.

The Suuns poursuivent le show devant une fosse bien plus occupée. J'ai beaucoup de difficulté à accrocher. Pourtant, 3 guitares pour une batterie et un clavier ont de quoi m'émoustiller! Les bases rythmiques m'endorment alors que les mélodies ne m'emmènent nulle part. Régulièrement, mon esprit s'évade, ce dont je ne m'aperçois qu'à l'atterrisage, dans un ensemble sonore où rien ne se distingue. Bien que la voix soit agréable, je la trouve insipide. J'ai l'impression que le réglage des instruments ne lui laisse pas d'espace. J'apprécie tout de même le tube, Up Past The Nursery, et les plusieurs reprises qu'ils en font. Je salue d'ailleurs cette prestation totalement scénique de reprendre un morceau que l'on connait par coeur sur album et qui surprend de nouvelles façons nos oreilles intriguées. J'admets également m'être plongée dans plusieurs fins de morceaux, à base de guitares hurlantes et confondues. Et puis, je ne peux pas nier le plaisir du groupe et les 2 rappels réussis et offerts à un public suppliant.

 

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lundi 7 novembre 2011

Festival Inrock Black XS

J'avais le choix et c'est à Lille que je suis allée voir Miles Kane. Oui parce que c'est à Rock en Seine que j'ai su que je verrais un jour cet artiste sur scène! Entre temps, coeur d'artichaud, c'est pour les mélodies et le charmant chanteur de Forest the People, que je trépignais d'impatience. Quant à Friendly Fires, je ne savais même pas à quoi ressembler le leader...

Ne profitant pas souvent de ce genre d'événement en équipe, j'ai d'abord retrouvé mes amis sur l'esplanade de l'Aéronef avec émotion. Et j'en retrouverais d'autres plus tard.

J'ai bien entendu manquer la première partie et je me plonge dans Houdini, mon morceau préféré de l'album de Forest the People. La deuxième, Miss you, me maintient sur un nuage avec la sensation que le line up a été écrite pour moi. De toute façon, fan de l'ensemble de l'album, je reste en haut tout le set. J'aime cette musique fraîche, acidulée entre la batterie grave et les mélodies aigues. Je suis d'ailleurs surprise du timbre du chanteur qui chante plutot aigu alors que sa voix parlée est assez grave. Les Californiens mettent tout le monde à l'aise par leur enthousiasme et leurs mélodies entraînantes. Rien d'extraordinaire mais de l'efficacité, de la légèreté et je ne crache pas dessus!

Je rate l'entréee du petit Anglais, occupée à opposer mes goûts musicaux. Il est certain et malheureux qu'à Paris, je sois nettement plus concentrée. Alors, lui direct, on a compris que c'est son truc. Il occupe tous les plans : chant, guitare et expression corporelle. Il a son petit style de garçon sec et propret mais il ne trompe personne. Je retrouve les refrains, les solos, le rythme parce qu'il a un sacré sens du rythme! Mais il ne relâche jamais et je me fatigue. Certains morceaux me semblent longs, je n'accroche pas non plus avec les nouveautés. Il y a un côté speed chez lui, excessif qui ne permet pas les variations de sensation, les évasions. C'est dommage! Parce qu'il est vraiment bon.

Dernier passage au bar pour affronter Friendly Fires bien défendus par ceux auprès de qui je renvendiquais mon manque d'enthousiasme. Je découvre beaucoup d'artistes sur Deezer en travaillant. Pour celui-ci, je n'avais rien senti de particulier. Les chansons se succédaient sans que j'y prête attention. Alors ça commence, on se rapproche en finissant notre bière. Sans s'en apercevoir, on remue de plus en plus (pour ça c'est chouette d'être en bande, on se lâche plus encore) et c'est l'explosion. C'est chaleureux, dense et le chanteur a une pêche d'enfer. J'avoue que je ne me souviens pas d'un titre en particulier ou d'un instrument mis à part les cuivres mais ça reste vague. J'ai écouté et dansé de façon instinctive, sentant une énergie collective et l'alcool aidant un peu soit.

C'est la grosse surprise de la sorée même si les autres ne m'ont pas déçue.

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jeudi 29 septembre 2011

Shabazz Palaces / Mein Sohn William

Je suis bêtement réticente à la sortie du dimanche soir mais l'occasion de voir un hip hop épuré ne résiste à aucune hésitation. J'arrive en avance et le Point Ephémère déverse ses visiteurs sur les quais Saint Martin. Je me joins à eux et observe les va et viens d'une population jeune et dilétente. L'été se prolonge et le lundi matin est encore loin...

La grosse surprise, en entrant dans la salle, est la comparaison avec le souvenir du set de Chloé. Horrible, on mettait des plombes à rejoindre le fond de la salle mais en fait, je réalise que c'est tout petit. Flippant...

Moi j'adhère tout de suite à la première partie. Un pur showman qui maitrise à lui seul l'espace. Enfin... pas si seul, compte tenu des instruments et des machines autour de lui. Il passe frénétiquement de l'un à l'autre, semble nerveux mais non, il a juste plein de trucs à manipuler en même temps. Ca va vite mais le contenu rythmique n'est pas suffisamment destructuré pour que l'on se perde. J'accroche avec les mélodies et les changements de voix qui me font penser à l'univers fantaisiste de Mr Bungle ou Les Claypool. Néanmoins, les morceaux sont hâtifs, peu approfondis. On ressent un empressement qui trahit une composition lacunaire. Je regrette que certains passages ne soient pas plus longs, les transitions mieux travaillées. Et puis je préfèrerais une orchestration plutôt qu'un sampler (je me la pète un peu là..). Bref, je passe un très bon moment avec ce garçon touchant, drôle, surprenant, talentueux en conservant un goût d'inachevé.

A présent, Shabazz Palace!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je serai ici moins élocante car je me suis laissée transporter dans un univers musical que je connais mal. Je me suis faufilée jusqu'à la première ligne du public comme si j'étais à Bercy mais je ne voulais rien rater! Ce ne sont pas des moments musicaux inoubliables mais des instants de concert intenses. Je réécouterai certainement peu ce groupe mais j'ai passé plus d'une heure à me perdre et me retrouver dans leurs compositions. Tout d'abord, se trémousser demande un grand détachement en raison de l'absence de mouvement linéaire. Une fois que le corps fait sa vie de son côté, l'oreille absorbe la percu et les bass électro simultanément, sur lesquels se superpose une voix trafiquée. Et, finalement, pour donner de l'ouverture, l'aigu des samples achève de perturber. La rondeur des bass, le travail de la voix, l'ajout des aigus, la composition sont méticuleux. Le rendu est incroyable, la comparaison avec Bercy n'est pas si démesurée. Ces mecs sont capables de remplir des stades! L'engoument du public n'y est pas pour rien : bel échange entre la scène et la fosse. A un moment, des voix semblent monter du fond de la salle, échos approbateurs à la performance. De plus en plus insistantes, elles me mettent mal à l'aise pour que je réalise finalement qu'elles viennent de l'ordinateur... Perdue, je me suis perdue...

Ce qui m'a également touchée c'est la complicité et la simplicité des 2 MC que je m'étais faussement imaginés aussi sombres que leur son. C'est si stupide, du racisme musical, voilà ce que c'est! On a meme eu droit à des petites chorégraphies synchronisées, un domaine où on ne les attend pas du tout mais qui fonctionne, tout à fait sincères. Leur sourire face aux acclamations du public nous fédérait, en tout cas c'est ce que je ressentais. J'adore ça! En revanche, la dispositon scènique ne présente aucun intérêt. Les deux, côte cà côte, derrière la table de mixage et les percus auxquels s'ajoutent les quelques tissus africains clairsemés, pas terrible mais on s'en fiche le concert se déroule dans le noir. Super dimanche soir!

 

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mercredi 7 septembre 2011

Rock en Seine - Parc de Saint Cloud 26, 27, 28 Août 2011

Rock en Seine, 2e edition pour moi, avec mes attentes et mes apprioris. Formée aux festivals du Nord, je sais que je ne retrouverai pas la joyeuse folie un peu limite et sans limite de Dour, des Nuits Secrètes, de Renc’Arts aux Remparts (:p). Non, ici, les derniers sets sont à 23h et on rentre dans nos lits avec le métro.  Cela dit, l’ambiance familière commune aux rassemblements musicaux se fait sentir dès le rituel du bracelet. Je redécouvre avec plaisir la longue allée qui mène aux 4 scènes et aux stands. La fontaine et les statues croisées sur le chemin nous rappellent que nous sommes en ville; c’est donc un privilege de disposer d’un tel espace en bord de Seine.

Instant d’inquiétude tout de même, tous les bars affichent : Kro ou 16. Pardon???.................. AUCUNE des deux!! Déjà que je fais pipi toutes les 1/2h alors, en passant en mission “effet pompette”, ca va être ingérable. Je peux toujours être bourrée mais je le serai dans la queue des toilettes!......................................... Mais non, bien sûr, il y a le “bar des Métalleux” (j’en connais que ça ferait sourire), le PUB que j’ai identifié de loin à son enseigne Guiness. Croyant au mirage, j’ai meme juré que, faute de choix, j’aimerais la Guiness pendant 3 jours. Mon engagement ne sera pas vérifié puisque je peux, joyeusement, savourer la Grimbergen. Et elle n’est pas plus chère que les 2 autres imposteurs de son espèce!

 

C’est donc sereine que je me dirige vers Kid Cudi sur la scène de la Cascade. Revivant un moment de l’année dernière, j’ai peur que la foule gâche le we. Nous ne sommes qu’aux premiers concerts et déjà installés dans l’allée. Mais non, il est possible d’avancer, ouf! Equipée de 2 grands écrans, comme pour la Grande Scène, elle permet de se  mettre dedans sans effort. Totalement subjectivement, je ne trouve pas que cette musique présente un intérêt en live. Ce sont les effets qui sont stimulants mais l’écriture est creuse. Ca ne veut pas dire que ça ne bouge pas, le public accroche et le MC utilise, de façon convaincante, tout l’espace de la scène. Mais je suis ailleurs, les amis arrivent, une préchauffe en somme. Il conclut, à l’américaine, avec l’enchaînement de passages de ses tubes. Super idée! Tout le monde les connait et danse en rythme, sourire aux lèvres. “Tout le monde bouge son flex et laisse tomber ses complexes!” (Ndlr la Merguez)

Ma méthode pour ce festoch : d’abord, sélectionner les artistes et se placer devant la scène. Puis, pour les découvertes, c’est en allant répondre aux besoins naturels d’absorption et de vidange que je m’arrête sur une scène ou l’autre. Je boude donc la Grande Scène qui demande une grande concentration d’énergie pour un résultat incertain. C’est dans cette logique que je me détourne de Foo Fighters pour apprécier General Elektiks, de nouveau sur la scène de la Cascade. Et cette fois, à quelques metres de la scène. Je comprends instantanément que c’est le Moment du week-end. Je ne serai donc pas non plus tout à fait objective en passant une ou deux critiques. En premier lieu, leur musique est géniale et le bassiste, c’est la cerise sur le gateau. Entre ces deux points, il y a la lumière, l’énergie physique, le bonheur d’être sur scène, le choix des morceaux, le talent alors oui, je m’en foo fighters (j’adore ms c’est de Mouss), sans regret! Le bassiste se déhanche avec un visage inexpressif dans un slim rouge et un petit top qu’il réussit à rendre virils! Le chanteur saute et saute derrière son clavier, en présentant certains titres du nouvel album prévu en octobre, acccompagné d’une tournée!!!! L’enchaînement des titres se fait comme pour un concert à part entière, on a meme le final avec des solos incroyables. C’est marrant d’ailleurs, l’opposé de ce qu’a fait Kid Cudi. Et tout ça sur une scène parmi d’autres scenes devant un public hétéroclyte : c’est électrisant!

On reprend nos esprits,… Gais comme des pinsons, on passe au ravitaillement pour lancer un joyeux, bruyant et impromptu “c’est à babord…”. Comme presenté dès le début de ce récit, nous ne sommes pas dans ch’nord et donc en tout, on ne représente pas 5% des assoiffés et on se fait rappeler à l’ordre par les serveuses qui sont fatiguées (tu comprends) : Il y a le Salon Maison et Objets pour toi, Morue!!

Et maintenant Yuksek sur la Scène de l’Industrie, support intermédiaire qui n’a rien de special mis à part le design des rampes de lumières que je trouve ringardes! On est assez loin mais le son arrive jusqu’à nous en bonne qualité. Je ne le dirai jamais assez : mieux vaut être derrière au milieu, devant la régie tout de même, que sur les côtés. Mis au point sur le set precedent, on poursuit notre déhanché libéré sur un Yuksek sympathique mais moins fun le garcon; C’est pas grave, son son est bon. Je me dis qu’il aurait aussi bien pu monter un groupe de rock à minettes avec sa p’tte gueule, sa voix chaude et grave. A part ça, il n’y a pas grand chose à en dire (pardon, pause pipi). C’est toujours un bon moment, en plein air, avec plein de monde, des gobelets et de la pelouse…

J’ai l’impression que plus c’est petit plus j’aime. En effet, la scène Pression Live nichée sur une butte nous amène en retrait de l’allée principale (bah oui vraiment principale parce que c’est la seule!!!), dans les arbres. Comme en plus elle est parallèle à l’allée, on découvre l’inérieur au dernier moment. On y finit avec Death in Vegas que je suis contente de découvrir après un rendez-vous manqué à l’Alhambra. Et bien, je ne le regrette pas. Même si la lumière est superbe (ma préférée du festival), les membres charismatiques, on ne rentre pas dedans. Il y a des montées comme je les aime mais pas de temps forts. J’arrive à la fin du morceau comme devant un film d’horreur à la fin duquel je m’interroge : le réalisateur a-il oublié la scène que l’on se repasse avant de dormir pendant une semaine?(réf : Rec – Ils). Là c’est pareil : pas de temps fort. A leur décharge, on écoute 10 min et on rentre sans leur laisser de 2e chance : à réécouter à la maison…

 

Jésus Marie Joseph, il se met à pleuvoir quand je passe le contrôle. Mon mauvais caractère apparait et puis tout s’arrange : je commence à peine à relativiser que ça s arrête. On commence par la Grande Scène avec the Streets. Même sanction pour Kid Cudi, les chants bof. En revanche, le MC leader casse la barraque. Stérotype de l’impulsif et bagarreur anglais, il remplit l’espace. Torse nu, il invite le public à s’agenouiller à la mémoire d’Amy Winehouse, bel hommage. Et puis il entraîne les premiers rangs à former un large cercle pour y lancer un violent pogo. Il finira par un petit slam. Compte tenu de la bête, le jeune et feminin public devait avoir du mal à le porter dans les airs. Je retiens donc davantage son intéraction avec le public, conviviale et brûtale à la fois. Ce qui est marrant c’est que sur album, il me donnait l’impression d’un garcon discret. C’est un groupe que j’aurais aimé voir en concert mais ils se séparent, dommage…

On se dépêche de rejoindre la scène de la Cascade pour retrouver Cocorosie. Je connais ce qu’elles font sur album sans avoir jamais accroché et je sais aussi qu’elles ont beaucoup de succès. On prend le train en marche et en moins de 30 secondes, je suis hypnotisée. Visuellement, les deux soeurs sont belles, gracieuses, originales + 2 musiciens et un écran, plein de choses à regarder. Ensuite, elles ont chacune une voix particulière et magnifique. Je me fais d’ailleurs la réflexion suivante : la veille, la voix du chanteur de General Elektriks n’était pas puissante alors que là, dingue. Côté instru, rien à dire : clavier, beat box, flutes. Les mélodies sont accrocheuses tout comme le rythme. Mais voilà je suis absorbée, concentrée mais pas transportée ni émue. Je pense que c’est dû à la structure binaire des morceaux. Le refrain composé d’une mélodie lyrique, courte et répétée, associée à des couplets  de MC. C’est trop net, le ying et le yang, l’aigu et le grave, aussi représentée dans l’attitude des 2 interprêtes. Pareil à réécouter… Cela dit, ces 2 filles sont 2 figures de la scène actuelle avec une passion pour ce qu’elle font et un immense bonheur à être sur scène!

Puis, un peu endormie, j’accepte de croiser Keren Ann. En fait, j’ai faim, j’ai soif, j’ai envie de me promener et le bon rock de la Fançaise n’y change rien. Je propose de jeter un oeil à Interpol pour voir s’ils sont aussi mauvais qu’ils l’ont été au Zenith (cf ). Oui, mon dieu, ils ont une belle scène, un immense public mais rien n’y fait, notre chanteur blond semble toujours aussi désespéré. Après Cocorosie, c’est encore plus flagrant et on abandonne vite pour un cornet de Churros.

Et puis, pour terminer, parce que c’est la rentrée, que l’on travaille beaucoup et que l’on est fatigue (vous la sentez la petite pointe de regret), on va attendre Sexy Sushi. On est entouré d’ados et je ne sais pas s’il faut se sentir vieux ou jeune : ni l’un ni l’autre justement! Dès le premier morceau, c’est l’euphorie. Les p’tits sont tout excités par les paroles provocatrices et les rythmes acidulés du duo. Mais ça reste des amateurs d’electro alors ça ne dégénérera pas. Quelques fans montent sur scène et la MC leur laisse la place tout en se déportant sur le côté. Tout le monde lui fait des bisous avant de redescendre et elle enchaîne les titres. 2 performers sont aussi sur scène et donnent de la consistance au show, sans chichi. Tout se met en place dans l’impro, sans effet particulier. On a l’impression d’être dans un club alors que l’on est en plein air, au milieu de 4 scènes. Je pensais aussi que la chanteuse avait un mode de communication avec le public agressif et contestataire. Pas du tout!! En plus d’avoir une belle voix et un bon flow, elle est bourrée d’humour et de réparti! Elle commence en annoncant “Bonsoir Biarritz”, ensuite elle se présente comme étant “Mélanie Laurent”. Plus tard, elle demandera à l’attention de la Grande Scène s’ils ne veulent pas la boucler ces enculés d’Artic Monkeys.  Ce que je ressens résonne comme un concert de Vive la Fête en plus trash et plus convivial. C’est donc, avec une bonne fatigue et un bel échange avec Sexy Sushi que l’on quitte, san regret, le site.

 

Arrivée sous le soleil, tranquille : la priorité est donnée à l’économie d’énergie. Donc, autant l’avouer tout de suite honteusement (et c’est bon la honte), je n’ai pas énormément sollicité mes oreilles en cette belle journée dominicale.

On commence par Concrete kives sur la scène de l’Industrie. Je ne suis pas séduite par le son à la raisonnance californienne : rapide et trop simple. Les 2 voix, feminine et masculine, sont superposées et calées sur la batterie. Cela dit, les jeunes Normands sont carrés, chaleureux et je finis par me laisser conquérir par certaines mélodies. Je repars adoucie par leur gentillesse : une belle entrée en matière!

On ne se précipite pas sur un autre set, on prend son temps. Je pense que l’une des raisons est qu’un festival à 3 sobres ne se vit pas intensément comme un festival à 10, faits comme des Mickeys : les 2 ont  d’ailleurs leur place dans mon Coeur (Oh fabuleux festivals du Nord…). Il faut reconnaître que je rate quelques bons moments mais c’est fait en toute conscience. Je compte sur la programmation des salles parisiennes pour me rattraper. Je pense à Miles Kane que l’on entend de loin. Le problème est là. Si on ne se dirige pas rapidement vers un groupe, on est trop loin pour avoir un bon son. Et dans ce cas, je préfère abandonner. Je ne m’attarderai pas non plus devant Deftones. 

Nous allons donc attendre the Horrors dans le petit coin de la Scène Pression Live et on n’est pas les seuls. Le groupe est jeune et sombre, un peu timide. Le guitariste se cache le visage avec ses cheveux mais semble faire quelques beaux sourires à des personnes choisies parmi le public… Le chanteur remet régulièrement sa mèche en arrière et fait de grands gestes avec son micro. Le bassiste est celui qui me fait le plus rire en faisant de légères vagues avec le haut du corps. Il fixe des points imaginaires en donnant l’impression de ne pas nous voir. Le clavier et la batterie sont scéniquement moins présents. Batterie puissante, rapide et riche qui distribue la guitare, la bass et le chant. Le clavier ajoute de l’aigu et des effets à ce son très rock. Les instruments se confondent et le chant est profond.

Bon voilà c’est tout pour le dimanche, je quitte le festival en emmenant ce que j’ai voulu (enfin presque). La foule n’a pas été un calvaire, il faut juste faire des choix entre les groupes et se positionner. Le timing permet aisément de profiter d’un maximum de groupes. Il est rare de souhaiter voir 2 groupes en même temps. L’attente aux stands et aux toilettes n’est pas interminable. En gros, en mode pépère, on peut carrément s’organiser pour que ça se passe comme on veut. Et si on est raide, tout est à porter de main, peu de risque de se perdre. Les portables passent et c’est loin d’être toujours le cas! Pour ce qui est des scènes, il y a pas de difficulté pour voir et entendre correctement. A part quelques saturations sur les bass, le son est très bon sur chacune des scènes. L’ambiance est plutôt individualiste mais je m’en fiche, je parle pas aux parigots! Les groupes qui passent sont très bons. Je ne fais pas d’appréciation globale parce que je n’en ai pas vu assez. Ce qui est sûr, c’est qu’après le moment que j’ai passé, l’année prochaine, j’y retourne à mon festival de trentenaires qui finit à 1h et qui est à côté de la maison : une belle evasion entre 2 semaines de taf. Et si je trouve plein d’amis, je prendrai peut être mon lundi…

 

 

 

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mardi 28 juin 2011

Debruit / Matthew Dear / Egyptrixx - La Gaîté Lyrique 4 juin 2011

Je retrouve mes amis dans la salle du bar que je trouve vraiment agréable même cet endroit est très "j'en suis". Ca ne vient pas de l'équipe d'accueil... Je découvre Debruit que Wesh Wesh ou bien produit à Lille, à la Gare Saint Sauveur. C'est aussi la première fois que je suis dans cette salle très sobre et sombre qui me laisse assez indifférente à première vue. Le groupe est déguisé et masqué en habits orientaux. Ils occupent l'avant de la scène de façon statique, derière leurs instruments et c'est la vidéo qui fait le show. Le couleurs, les formes, les rythmes sont hypnotisants mais pas du tout malsain (j'ai mis trop de temps à écrire mon ressenti et j'ai quelque peu oublié). Mon oubli est aussi dû au fait que c'est moins mon style musical qu'à un jugement qualitatif....

Je me laisse progressivement prendre au jeu et je passe un bon moment musical sans révélation.

Ensuite, arrive Matthew Dear qui ne semble pas répondre à mes attentes : petit minet impeccable tout droit sorti d'un club de Floride des années 90. Il a le mérite de l'assumer. Et puis, je vais finalement beaucoup aimé grâce au saxophone en premier lieu et aussi pour les autres instruments. Le leader est finalement charismatique et talentueux. Mon oreille se laisse totalement pénétrée par la musique et je me laisse séduire pour le temps du concert. Il faudrait que je rééecoute mais je ne l'ai pas fait spontanément, pas nécessaire de se forcer. Un moment ne me convaint tout de même pas qui est celui du solo, je uis vraiment soulagée de voir les musiciens revenir pour terminer le show. En sortant, je découvre que certains d'entre nous ont complètement ignoré la tête d'affiche qu'ils dénigrent totalement. Tant de répulsion me surprend et j'ai le sentiment qu'il est facile de rejeter compte tenu du registre du chanteur qu'il incarne à merveille. Pour moi, ça fonctionne!

On revient pour Egyptrixx qu'une rencontre nous décrit comme le dancefloor de la soirée. Je ne saurais dire, il y a tellement peu de monde, que ça ne prend pas et je n'arrive pas à me faire une idée du potentiel festif du DJ qui n'est, en tout cas, pas une évidence... Je me retourne et je me rends compte que je ne connais plus personne et l'ambiance est vraiment molle. Il est temps de rentrer... sous une pluie torrentielle!!

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samedi 11 juin 2011

Nicolas Jaar / John Roberts / ... / ... : Le Cabaret Sauvage 29 juin 2011

Avec ma Dinde, nous nous sommes retrouvées tranquillement à la Villette, comme 2 salariées, devant la salle. Avant j'ai eu le temps de profiter du parc et d'abandonner et retrouver ma place dans une poubelle ...

Pas si en avance, nous sommes pourtant parmi les premiers. Calmes, nous visitons les lieux et je reconnais le "Cirque" monté à Boulogne/Mer lorsque je travaillais pour le Festival de la Côte d'opale. La salle est pleine de charme et les boxes qui entourent la fosse permettent de se poser en retrait. Nous commencons par nous installer dehors sur des palettes pour parler des soldes puis nous rentrons vite nous réchauffer dans l'un des boxes qui, surelevés, entourent et dominent la fosse.

Un premier DJ passe, puis un deuxième, sans nous détourner réellement de notre conversation alors ma Dinde taquine mon ignorance en me disant que nous ratons Nicolas. Nous finissons par nous lever et nous approcher : je ne suis vraiment pas convaincue et on m'explique que je n'aime pas l'electro!!! Je suis obligée d'avouer que mon oreille ne s'est peut etre pas vraiment faite.Nicolas passe souffler un mot au DJ, stimulant notre excitation. Mais le DJ est vraiment moyen : sa reprise de Manu Chao et je ne veux meme pas retenir le titre est totalement démago. J'ai plus d'indulgence pour celle de France Gall, Laisse tomber les filles pour sa rythmique de fond mais ma dinde n'est pas d'accord.

Et NON, il est 22h et ce n'est pas notre tete d'affiche. L'écran nous indique en effet qu'il s'agit de John Roberts. On comprend alors que pour beaucoup, l'école est finie et que la fête peut durer toute la nuit. Quelques vapeurs d'alcool arrivent jusqu'à moi... Nous découvrons John, au nom si .... américain! Et bien, avec lui, je commence à lâcher mon sac et à me trémousser. C'est beaucoup plus clubbing, rapide avec des cassures. De toute façon, dès que le son de fond est plus linéaire, je me désintéresse. Même si c'est travaillé et bien apparemment en surface, c'est la bass qui me fait bouger. Cela dit, ça nous relance et l'on commence à accepter l'idée que nous sommes dans une soirée festive et non un simple concert.

Enfin Nicolas et son band arrivent. Dès les premières notes, j'ai compris. Ca m'arrive de plus en plus souvent de ressentir ça en concert. Je vois, pour le moment, deux raisons : mon oreille est de plus en plus rapide à percevoir ce qu'elle aime et je sélectionne de mieux en mieux ms sorties. Le résultat est particulièrement intense. Mais ce garçon est si jeune, c'est un surdoué de la musique, un génie! Cette fois, je relâche tout et je suis totalement envahie par l'euphorie de la salle! Je ne sais pas c'est physique; d'ailleurs je n'ai pas réécouté depuis. L'album est tellement différent sans être plus/moins bon mais beaucoup plus sombre, épuré. Au Cabaret Sauvage, c'est une explosion! J'avais déjà aimé Nasser et dans le même genre, c'est le cran au dessus. Il y a peut être un morceau qui m'a moins convaincu : celui où Nic chante langoureusement quelques phrases. Mais il est totalement pardonné, on va dire que ça permet de relâcher la pression, de prendre du recul sur la claque émotionnelle qu'on se prend. Et pour moi, totalement imprévue : j'adore!!! Comme pour Herman Dune. (Un conseil :écouter les amis mélomaness quand ils parlent de leur style de prédilection). Je vais donc danser pendant presque 1h30 en oubliant les gens qui m'entourent et n'ayant d'oreilles que pour ces musiciens détendus et complices. Franchement, le niveau n'a rien à voir avec les DJ précédents et c'est en ça que, sûrement, je ne suis pas une inconditionnelle de l'electro s'ils me faut les meilleurs ou alors encore de la pratique...

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vendredi 10 juin 2011

Herman Dune / La Femme / The Twins - Le Trianon 9 juin 2011

Pas mal de monde dans le hall et les escaliers du Trianon, des retardataires comme moi et aussi des électrons qui gravitent autour du festival Jalouse Rock. En revanche, le public, dispersé devant la scène, me permet de me faufiler directement dans les premiers rangs. Au balcon, l'assistance, peu nombreuse, profite également du spectacle. J'étais assise lors de mon premier passage dans le théatre. Cette fois, l'absence de sièges accentue le côté vieillot des lieux sans que ce soit négatif.

J'ai plus d'une heure de retard et j'assiste quand même à la fin de la première partie. 3 post adolescents, 2 filles avec 1 garçon entre elles occupent linéairement l'avant de la scène. Il se dégage une atmosphère de légèreté et d'amusement. Dans un style post punk, la chanteuse-guitariste sort des refrains et des couplets simples et courts. La "batteuse" énergique malmaine fermement son instrument et le garçon semble à peine présent entre ses 2 accolytes survoltées. Ils sont mignons, souriants, drôles et prennent plein de plaisir. C'est simple mais efficace. La jeune batteuse nous laissera en nous présentant son petit derrière.

Ensuite, c'est autour de La Femme qui me laissera un sentiment mitigé. C'est amateur avec plusieurs morceaux qui fonctionnent vraiment! J'ai un coup de coeur pour la chanteuse et sa rythmique. Aucun musicien de génie sur scène, sans grande carrière je pense mais ils peuvent faire quelques tubes. Peut être l'ont ils déjà fait : La Planche! Le chanteur a vraiment peu de voix et le batteur est nul! Cela dit, ils débutent avec un instrument amusant dont le son varie par champ électromagnétique, je pense... Le fond sonore est trop pauvre pour marquer une génération, on passe un bon moment en live car c'est entrainant et nostalgique des années 80....

Ca y est, on arrive à Herman Dune. J'ai bien accrroché avec le dernier album mais avec aucun des précédents. Je vais donc un peu à l'inconnu... Mon voisin, un peu lourdaux et grand, me laisse finalement me positionner juste au bord de la scène, au milieu en plus!! Bon, compte tenu de ma taille, j'ai vraiment peu de recul mais comment revenir en arrière quand on est si près. Je ne suis pas sûre non plus que ce soit là que ce soit le meilleur son. Je ne vais pas me plaindre en plus! Alor déjà le petit Français, chanteur et guitariste, est doux. Il y a aussi le batteur qui s'éclate, le bassiste inexpressif et Baby Blue (mascotte) qui habite la scène rien que par sa couleur. Là, on comprend tout de suite le niveau. Tout est bon et je vais adorer tout le concert : la batterie et la guitare me transportent, la bass étant plus discrète. Les solos de guitare sont magiques, la batterie est super bonne. J'adore aussi les mélodies même si la force du groupe n'est pas là. C'est d'ailleurs sur le dernier album qu'elles sont plus accessibles et qu'elles m'ont séduite. Voilà des fois ca marche, des fois non. Et là, quel bonheur d'approfondir une écoute d'album en live!!!!!!

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