samedi 11 juin 2011

Nicolas Jaar / John Roberts / ... / ... : Le Cabaret Sauvage 29 juin 2011

Avec ma Dinde, nous nous sommes retrouvées tranquillement à la Villette, comme 2 salariées, devant la salle. Avant j'ai eu le temps de profiter du parc et d'abandonner et retrouver ma place dans une poubelle ...

Pas si en avance, nous sommes pourtant parmi les premiers. Calmes, nous visitons les lieux et je reconnais le "Cirque" monté à Boulogne/Mer lorsque je travaillais pour le Festival de la Côte d'opale. La salle est pleine de charme et les boxes qui entourent la fosse permettent de se poser en retrait. Nous commencons par nous installer dehors sur des palettes pour parler des soldes puis nous rentrons vite nous réchauffer dans l'un des boxes qui, surelevés, entourent et dominent la fosse.

Un premier DJ passe, puis un deuxième, sans nous détourner réellement de notre conversation alors ma Dinde taquine mon ignorance en me disant que nous ratons Nicolas. Nous finissons par nous lever et nous approcher : je ne suis vraiment pas convaincue et on m'explique que je n'aime pas l'electro!!! Je suis obligée d'avouer que mon oreille ne s'est peut etre pas vraiment faite.Nicolas passe souffler un mot au DJ, stimulant notre excitation. Mais le DJ est vraiment moyen : sa reprise de Manu Chao et je ne veux meme pas retenir le titre est totalement démago. J'ai plus d'indulgence pour celle de France Gall, Laisse tomber les filles pour sa rythmique de fond mais ma dinde n'est pas d'accord.

Et NON, il est 22h et ce n'est pas notre tete d'affiche. L'écran nous indique en effet qu'il s'agit de John Roberts. On comprend alors que pour beaucoup, l'école est finie et que la fête peut durer toute la nuit. Quelques vapeurs d'alcool arrivent jusqu'à moi... Nous découvrons John, au nom si .... américain! Et bien, avec lui, je commence à lâcher mon sac et à me trémousser. C'est beaucoup plus clubbing, rapide avec des cassures. De toute façon, dès que le son de fond est plus linéaire, je me désintéresse. Même si c'est travaillé et bien apparemment en surface, c'est la bass qui me fait bouger. Cela dit, ça nous relance et l'on commence à accepter l'idée que nous sommes dans une soirée festive et non un simple concert.

Enfin Nicolas et son band arrivent. Dès les premières notes, j'ai compris. Ca m'arrive de plus en plus souvent de ressentir ça en concert. Je vois, pour le moment, deux raisons : mon oreille est de plus en plus rapide à percevoir ce qu'elle aime et je sélectionne de mieux en mieux ms sorties. Le résultat est particulièrement intense. Mais ce garçon est si jeune, c'est un surdoué de la musique, un génie! Cette fois, je relâche tout et je suis totalement envahie par l'euphorie de la salle! Je ne sais pas c'est physique; d'ailleurs je n'ai pas réécouté depuis. L'album est tellement différent sans être plus/moins bon mais beaucoup plus sombre, épuré. Au Cabaret Sauvage, c'est une explosion! J'avais déjà aimé Nasser et dans le même genre, c'est le cran au dessus. Il y a peut être un morceau qui m'a moins convaincu : celui où Nic chante langoureusement quelques phrases. Mais il est totalement pardonné, on va dire que ça permet de relâcher la pression, de prendre du recul sur la claque émotionnelle qu'on se prend. Et pour moi, totalement imprévue : j'adore!!! Comme pour Herman Dune. (Un conseil :écouter les amis mélomaness quand ils parlent de leur style de prédilection). Je vais donc danser pendant presque 1h30 en oubliant les gens qui m'entourent et n'ayant d'oreilles que pour ces musiciens détendus et complices. Franchement, le niveau n'a rien à voir avec les DJ précédents et c'est en ça que, sûrement, je ne suis pas une inconditionnelle de l'electro s'ils me faut les meilleurs ou alors encore de la pratique...

Posté par Laloumette à 12:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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